Selon Actualité.cd RDC, les activités socio-économiques sont fortement perturbées à Beni, chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu, en raison d'une journée « ville morte » qui a eu lieu le jeudi 14 mai 2026. Cette initiative a été mise en place par les habitants de la ville pour exprimer leur mécontentement face à l'insécurité persistante qui règne dans la région.
Les rues de Beni ont connu un calme inhabituel, avec la fermeture de nombreux commerces et l'absence de circulation, alors que les habitants manifestaient leur frustration face à la montée de la violence et des attaques armées qui touchent leur quotidien. Cette décision de décréter une journée sans activité est le résultat d'une série d'incidents violents, notamment des attaques menées par des groupes armés dans les environs.
Cette situation a des répercussions économiques notables, car Beni est un centre commercial important pour la province du Nord-Kivu. Les entrepreneurs locaux se plaignent des pertes financières engendrées par cette interruption des activités, d'autant plus que la ville dépend largement du commerce local pour sa survie économique. Les habitants, quant à eux, se retrouvent confrontés à des difficultés croissantes pour accéder aux biens de première nécessité, aggravant ainsi la crise humanitaire déjà présente dans la région.
Les habitants de Beni demandent des mesures concrètes de la part des autorités pour garantir leur sécurité et améliorer les conditions de vie. La journée « ville morte » est devenue un moyen d'attirer l'attention sur la crise sécuritaire qui affecte non seulement Beni mais aussi d'autres parties de la province du Nord-Kivu. Les citoyens exigent des actions immédiates pour mettre fin à l'impunité des groupes armés et pour assurer la protection des populations.