Selon RFI Afrique, ce 7 septembre marque la rentrée des classes pour les élèves inscrits à l’école primaire, au collège et au lycée à Madagascar. Dans le secteur public, environ 160 000 enseignants sont chargés de l’instruction des élèves. Cependant, la situation financière du pays a conduit à des choix difficiles concernant l'éducation. Environ la moitié des enseignants, soit près de 80 000, sont ce que l'on appelle les « maîtres Fram ». Ces enseignants ne sont pas recrutés par l’Éducation nationale et, par conséquent, ne bénéficient pas de la sécurité de l’emploi. Leur rémunération est généralement assurée par les parents d’élèves, créant ainsi un lien direct entre la famille et l'éducation de leurs enfants.

Ce système précaire a été dénoncé par le principal syndicat d’enseignants, qui souligne que cette situation met en péril la qualité de l’éducation et le bien-être des enseignants. De plus, ce recours massif à des enseignants non qualifiés est souvent synonyme d'un déficit d'infrastructures et de matériel scolaire dans le pays. Les écoles publiques se trouvent souvent dans un état de délabrement, avec un manque de ressources qui empêche une éducation de qualité.

La problématique de l'éducation à Madagascar ne se limite pas seulement au statut précaire des enseignants. Elle reflète une crise plus large dans le système éducatif du pays, exacerbée par des budgets insuffisants et une dépendance croissante des familles pour financer l'éducation de leurs enfants. Cette situation pourrait avoir des répercussions sur l’avenir des jeunes Malgaches et sur le développement économique du pays. En effet, l'éducation est un pilier essentiel pour le développement d'une nation, et les défis auxquels elle fait face nécessitent une attention urgente et des solutions durables.