Selon Bénin Web TV, Candide Azannaï a été entendu le 18 juin 2026 par la commission d’instruction de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (Criet). Cette audition s'inscrit dans le cadre d'une enquête sur un présumé complot contre la sûreté de l'État. Azannaï, ancien ministre et figure politique au Bénin, a répondu aux questions des magistrats pendant plusieurs heures.

À l'issue de cette audition, son avocat, Maître Aboubacar Baparapé, a exprimé sa confiance quant à l'issue de la procédure, suggérant qu'aucun élément probant n'émergeait pour établir la culpabilité de son client. Il a souligné le manque de preuves tangibles pour justifier les accusations portées contre Azannaï, ce qui pourrait potentiellement mener à un non-lieu.

Cette affaire suscite un intérêt considérable au sein de la population béninoise et soulève des questions sur l’intégrité du système judiciaire dans le pays. Les précédents cas d’auditions et de procès politiques au Bénin ont souvent été critiqués pour leur manque de transparence et d’équité. La défense d’Azannaï insiste sur le fait que les accusations semblent motivées par des considérations politiques plutôt que par des faits concrets.

Le contexte de cette affaire est également marqué par des tensions politiques dans le pays, où plusieurs figures de l'opposition ont été visées par des enquêtes similaires. Cela alimente un débat plus large sur la justice et les droits de l'homme au Bénin, un sujet sensible qui a attiré l'attention d'organisations internationales.

Alors que les réactions à l’audition d’Azannaï se multiplient, le développement de cette affaire pourrait avoir des répercussions significatives sur le paysage politique béninois, renforçant ou affaiblissant les dynamiques d'opposition. Les prochains jours seront cruciaux pour déterminer l'évolution de cette situation, tout en rappelant les défis persistants auxquels fait face le Bénin dans le domaine de la gouvernance et de l'État de droit.