Selon Lusaka Times Zambia, la Cour suprême d'appel à Bloemfontein, en Afrique du Sud, examine ce matin un appel lié aux restes de l'ancien président zambien Edgar Lungu. La famille Lungu conteste un jugement rendu par le tribunal de Pretoria en août 2025, qui a décidé que le gouvernement zambien avait le droit de rapatrier les restes de Lungu pour leur sépulture dans son pays d'origine.
Edgar Lungu, qui a été président de la Zambie de 2015 à 2021, est décédé en novembre 2025 dans une clinique en Afrique du Sud. Sa mort a suscité une grande attention dans le pays, tant pour son héritage politique que pour les controverses qui l'ont entouré durant son mandat. La décision du tribunal de Pretoria avait été accueillie avec des réactions mitigées, certains soutenant que la Zambie devrait avoir la possibilité d'honorer son ancien chef d'État en le rapatriant.
La famille Lungu, dans son appel, souligne des préoccupations juridiques et émotionnelles, affirmant que le corps du défunt président doit être traité avec le respect et la dignité qu'il mérite. Ils soutiennent également que le jugement précédent n'a pas pris en compte les droits de la famille en tant que proches. Le résultat de cette affaire pourrait établir des précédents sur la manière dont les restes des dirigeants décédés peuvent être traités, ainsi que sur les droits des familles dans de tels cas.
Alors que l'audience se déroule, de nombreux Zambiens suivent l'évolution de l'affaire avec une grande attention, certains exprimant leur soutien à la famille Lungu sur les réseaux sociaux. D'autres se prononcent en faveur du gouvernement, soulignant l'importance de rendre hommage à l'ancien président dans son pays. La décision finale de la Cour suprême d'appel pourrait avoir des répercussions au-delà de cette affaire, touchant la manière dont des situations similaires pourraient être gérées à l'avenir.