Selon Jeune Afrique, le Conseil d’affaires franco-sud-africain, instauré en marge du G20 de Johannesburg en 2025 par le président français Emmanuel Macron et le vice-président sud-africain Paul Mashatile, peine à trouver son rythme. Ce projet ambitieux visait à renforcer les relations économiques entre les deux nations, mais de nombreux obstacles freinent son avancement.
Les raisons de cette stagnation sont multiples. Tout d’abord, des modifications de listes exigées par le vice-président sud-africain ont engendré des tensions. Ces changements s'accompagnent de désaccords profonds entre les deux pays, rendant difficile la mise en œuvre des projets communs. De plus, un manque d’intérêt manifeste de la part des entreprises et des investisseurs des deux côtés contribue à la lenteur de l'initiative.
Les observateurs s'inquiètent de l'absence de dynamisme dans ce cadre de coopération, qui aurait dû être un levier pour favoriser les investissements et l'échange de savoir-faire. Des voix s’élèvent pour souligner que sans une volonté politique forte et un engagement réciproque, ce Conseil d’affaires pourrait rester un projet sur le papier, sans impact réel sur l’économie.
Cette situation soulève des questions sur l'avenir des relations entre la France et l'Afrique du Sud dans un contexte où les enjeux économiques et géopolitiques sont de plus en plus complexes. Les deux pays devront trouver les moyens de surmonter ces obstacles pour réellement bénéficier d'une collaboration fructueuse et durable.