Selon RFI Afrique, l'Afrique du Sud connaît récemment une montée de la xénophobie qui inquiète le parti au pouvoir, l'ANC. À quelques mois des élections municipales, le secrétaire général de l'ANC a exprimé ses préoccupations concernant le mouvement anti-immigration connu sous le nom de 'March and March'. Ce mouvement semble avoir la capacité de mobiliser les foules, ce qui est un facteur clé dans le contexte électoral actuel.

La montée de la xénophobie en Afrique du Sud n'est pas un phénomène nouveau, mais cette dernière poussée survient à un moment critique pour l'ANC, qui cherche à maintenir sa base électorale. Le secrétaire général a également souligné que des figures politiques comme l'ancien président Jacob Zuma, qui a été évincé de l'ANC, tentent de capitaliser sur ce sentiment anti-immigration pour regagner des soutiens. Zuma, désormais à la tête de son propre parti, le MK, semble vouloir tirer profit des frustrations populaires générées par ce contexte.

Ce climat xénophobe pourrait avoir des répercussions sur le paysage politique sud-africain, avec des implications non seulement pour l'ANC, mais aussi pour l’ensemble de la société. Les tensions entre les Sud-Africains et les immigrants sont palpables, et le gouvernement doit faire face à de nombreux défis pour apaiser les tensions et empêcher que la situation ne dégénère davantage. La gestion de cette crise pourrait influencer le vote lors des prochaines élections et redéfinir les dynamiques politiques à long terme en Afrique du Sud.