Selon AllAfrica, des experts des droits de l'homme des Nations Unies ont exprimé leur inquiétude face aux réformes constitutionnelles proposées par le gouvernement du Zimbabwe. Ces réformes prévoient la dissolution de la Zimbabwe Gender Commission (ZGC), une institution créée pour promouvoir l'égalité des sexes et lutter contre la discrimination à l'égard des femmes et des filles.
Les experts soulignent que la ZGC joue un rôle crucial dans le cadre des efforts du pays pour respecter ses engagements internationaux en matière de droits humains. La dissolution de cette commission pourrait gravement entraver les avancées réalisées jusqu'à présent dans la lutte contre les violences basées sur le genre et la discrimination systématique. En effet, la Commission a été un acteur clé dans la mise en œuvre de programmes visant à protéger les droits des femmes, à promouvoir leur autonomie et à favoriser une plus grande participation dans tous les domaines de la société.
Les experts des droits de l'homme ont appelé le gouvernement du Zimbabwe à reconsidérer cette proposition de réforme, avertissant que cela pourrait non seulement affecter les droits des femmes et des filles, mais aussi avoir des répercussions négatives sur la stabilité sociale et politique du pays. Le Zimbabwe est déjà confronté à des défis majeurs en matière de droits de l'homme, et cette décision pourrait aggraver la situation.
En résumé, la dissolution de la ZGC pourrait signifier un recul significatif dans la lutte pour l'égalité des sexes au Zimbabwe. Les initiatives pour garantir la sécurité et le bien-être des femmes et des filles, déjà vulnérables dans de nombreux contextes, se trouveraient menacées. Les experts de l'ONU insistent sur la nécessité d'un engagement renforcé en faveur des droits des femmes, plutôt que d'un affaiblissement des structures existantes.