Selon Lefaso.net Burkina Faso, Dr Boukary NEBIÉ, enseignant chercheur et membre de l'Institut des peuples noirs- Farafina, a été invité à discuter du bilan de l'AN II de la Confédération de l'Alliance des États du Sahel (AES). Cette confédération, qui regroupe plusieurs pays du Sahel, a été mise en place pour répondre aux défis communs de sécurité, de développement et de coopération régionale.

Le Dr NEBIÉ a souligné que, deux ans après sa création, l'AES a permis de renforcer les liens entre les États membres. Il a noté des avancées considérables dans des domaines tels que la coordination des efforts de sécurité contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière. Des initiatives communes ont été lancées, visant à créer un cadre sécuritaire plus solide et à favoriser un développement économique inclusif.

Cependant, des défis subsistent. Le Dr NEBIÉ a insisté sur la nécessité d'améliorer la synergie entre les pays membres pour assurer une réponse efficace face aux menaces sécuritaires croissantes. La coopération en matière de partage d'informations et de ressources reste encore insuffisante, ce qui limite l'impact des actions entreprises. Il a également fait mention des enjeux liés à la gouvernance et à la corruption, qui peuvent entraver le bon fonctionnement de l'AES.

En matière de perspectives, le Dr NEBIÉ a évoqué l'importance d'une approche intégrée qui inclut les acteurs de la société civile et les populations locales. Selon lui, il est crucial d'impliquer tous les acteurs concernés pour renforcer la légitimité des actions de l'AES et garantir leur succès. Il a également souligné l'importance de la solidarité entre les membres de l'AES pour relever les défis communs.

En conclusion, le bilan de l'AN II de la Confédération de l'AES présente des avancées notables, mais également des défis importants à surmonter pour garantir un avenir prospère et sécurisé pour les pays du Sahel.