Selon Jeune Afrique, le président camerounais Paul Biya n'est pas rentré au pays depuis le 7 juin 2026, ce qui suscite des interrogations sur la stabilité de son régime. En effet, alors qu'il séjourne en Suisse, divers membres du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), le parti au pouvoir, s'efforcent de le défendre avec des discours flatteurs. Ces derniers semblent se livrer à une compétition pour savoir qui peut exprimer le plus d'éloge envers le président absent.
Tandis que certains ministres et parlementaires s'engagent à rassurer la population sur la continuité de l'État et la bonne marche des affaires publiques, d'autres figures influentes du régime choisissent le silence. Cette situation met en lumière un déséquilibre au sein du gouvernement et soulève des questions sur la loyauté des membres du parti envers leur leader. En effet, l'absence prolongée de Biya pourrait être interprétée comme un signe de faiblesse, surtout à un moment où plusieurs défis, tant économiques que politiques, pèsent sur le pays.
Les partisans les plus fervents de Paul Biya tentent de minimiser les craintes concernant son absence en affirmant que cela ne devrait pas affecter la gestion du pays. Cependant, le silence de certains proches du président peut également être perçu comme un manque de soutien ou une absence de confiance envers son leadership. Le contraste entre les voix qui s’élèvent pour défendre Biya et celles qui choisissent de rester muettes pourrait alimenter les rumeurs sur des tensions internes au sein du RDPC.
Alors que le Cameroun traverse une période délicate, les discours flatteurs de certains membres du gouvernement ne suffisent pas à apaiser les inquiétudes des citoyens. La question qui se pose est de savoir si cette défense acharnée est le reflet d'une véritable loyauté ou simplement d'un besoin de maintenir les apparences pendant que le président est loin de son pays.