Selon Jeune Afrique, le paysage des fonds souverains en Afrique continue d'évoluer, notamment au Maroc et au Gabon. Ithmar Capital, le fonds souverain marocain, a été créé il y a dix ans dans un contexte de transformation économique visant à diversifier l'économie nationale. Cependant, une décennie plus tard, il semble toujours chercher une vocation claire et un impact significatif sur le développement économique du pays. Les analystes soulignent que le fonds n'a pas atteint ses objectifs initiaux, ce qui soulève des questions sur son efficacité et sa gouvernance.
De l'autre côté, au Gabon, le FGIS (Fonds Gabonais d'Investissements Stratégiques) lutte pour se détacher de l'héritage des années de pouvoir de la famille Bongo. Après la transition politique et les réformes engagées, le FGIS tente de redorer son image et de s'orienter vers des projets qui favorisent le développement durable et l'investissement étranger. Toutefois, les effets de cette transformation sont encore visibles et le chemin reste semé d'embûches.
La gestion des fonds souverains dans ces deux pays met en lumière les défis que l'Afrique doit surmonter dans la création d'institutions financières robustes et transparentes. Alors que le Maroc et le Gabon cherchent à se réinventer, ils doivent naviguer entre des attentes élevées de la part des citoyens et des réalités économiques parfois difficiles.
Les gouvernements marocain et gabonais sont appelés à prendre des mesures audacieuses pour garantir la réussite de leurs fonds souverains. Cela passe par une meilleure transparence et une gouvernance renforcée, afin de regagner la confiance des citoyens et d'attirer les investissements nécessaires à leur développement. Dans ce contexte, la coopération régionale pourrait également jouer un rôle clé pour partager les meilleures pratiques et renforcer l'efficacité des fonds.