Selon RFI Afrique, les Marocains célèbrent cette année l'Aïd el-Kébir, également connu sous le nom de Tabaski, avec le rituel du sacrifice de moutons. Cette célébration revêt une importance particulière dans la culture marocaine, où elle symbolise le partage et la générosité. En 2025, le roi Mohammed VI avait pris une décision rare pour empêcher ce rituel, incitant les citoyens à ne pas sacrifier d'animaux afin de permettre la reconstitution du cheptel tout en préservant les finances des ménages face à une flambée des prix.

Cette mesure n'avait été adoptée que trois fois dans l'histoire récente du pays, soulignant ainsi son caractère exceptionnel. Le retour à la tradition cette année est largement salué par les fidèles, qui retrouvent ainsi une pratique culturelle profondément enracinée. Cependant, malgré les attentes, la baisse des prix du bétail, qui aurait pu soulager les familles, ne s'est pas réellement matérialisée. Les coûts demeurent élevés, ce qui suscite des préoccupations parmi les citoyens.

Les célébrations de l'Aïd el-Kébir engendrent des rassemblements familiaux et communautaires, favorisant la cohésion sociale. Les Marocains sont encouragés à se rassembler autour de ce moment de partage et de solidarité, même si la question des prix reste un enjeu non négligeable. Dans l'ensemble, bien que la tradition soit de nouveau célébrée, le contexte économique reste délicat pour de nombreux ménages marocains.