Selon Gabonreview, le Gabon est confronté à une crise énergétique qui perdure depuis des années, avec des délestages fréquents et un Sud du pays en manque d'électricité. Le gouvernement a décidé d'agir en approuvant le recours à la procédure d'entente directe avec la société Hydronéo pour financer, construire et exploiter les barrages d'Irouba et d'Egoumbi.

Cette initiative s'inscrit dans un contexte où le potentiel hydroélectrique du pays n'est exploité qu'à 15%. La décision d'opter pour une entente directe plutôt que d'organiser un appel d'offres soulève des questions sur la transparence et la concurrence dans le secteur public. Cependant, face à l'urgence de la situation, le gouvernement justifie sa démarche par la nécessité de répondre rapidement aux besoins en électricité de la population.

Les projets de barrage, une fois réalisés, devraient contribuer à améliorer l'approvisionnement en électricité et à réduire les délestages. Le Gabon, riche en ressources naturelles, se trouve à un tournant crucial où des décisions stratégiques sont nécessaires pour développer son infrastructure énergétique.

Hydronéo, une société spécialisée dans les projets d'énergie renouvelable, est perçue comme un partenaire capable de mener à bien ces projets dans des délais raisonnables. Ce choix indubitablement pragmatique s'explique par la difficulté d'attendre les procédures d'appels d'offres classiques, qui pourraient retarder la mise en œuvre des solutions nécessaires.

La crise énergétique au Gabon est un problème d'ordre national, impactant non seulement la vie quotidienne des citoyens, mais aussi le développement économique du pays. La décision de privilégier une entente directe pourrait ainsi être vue comme un pas vers un avenir énergétique plus stable pour le Gabon, tout en soulevant des interrogations sur la gestion des ressources et le cadre réglementaire dans lequel évoluent les entreprises privées.