Selon Jeune Afrique, à seulement trois jours des élections législatives au Maroc, la campagne électorale s'intensifie avec des rivalités marquées entre les principaux partis. Le Rassemblement National des Indépendants (RNI) et le Parti de l'Authenticité et de la Modernité (PAM) cherchent à régler leurs comptes, tandis que le Parti de l'Istiqlal consolide ses bastions.
Le Parti de la Justice et du Développement (PJD), qui avait connu des temps difficiles, semble retrouver une place centrale dans ce panorama politique complexe. Au cœur de cette campagne, le duel entre Aziz Benkirane, ancien Premier ministre et figure emblématique du PJD, et Mohamed Mansouri, représentant du PAM, a pris une dimension particulière, marquée par des tensions croissantes.
La question des relations avec Israël a émergé comme un enjeu majeur au cours de cette période électorale. Les discours sur l'avenir du Maroc en tant que nation arabe et les implications de ses relations diplomatiques avec l'État hébreu sont devenus un point central de la campagne. Les électeurs sont de plus en plus attentifs à la manière dont ces relations peuvent influencer la politique intérieure et les décisions qui affectent leur quotidien.
Ce climat de compétition est également alimenté par des défis socio-économiques persistants auxquels le Maroc fait face, notamment le chômage et les inégalités. Dans ce contexte, chaque parti tente de présenter des solutions qui répondent aux préoccupations des citoyens tout en se positionnant face à ses adversaires.
Alors que la date du scrutin approche, les électeurs marocains sont en attente d'une clarification sur les orientations politiques futures et sur le rôle que chacun des partis jouera dans l'évolution du pays. Les résultats de cette élection pourraient bien marquer un tournant dans la politique marocaine actuelle.