Selon Libération Maroc, lors d'un débat parlementaire sur le bilan gouvernemental de 2021 à 2026, Youssef Aïdi, président du Groupe socialiste-Opposition ittihadie à la Chambre des conseillers, a pris la parole pour critiquer sévèrement les résultats du gouvernement. Il a mis en lumière les promesses non tenues concernant la création d'emplois, affirmant que le gouvernement avait promis un million de postes d'emploi nets sur la durée du mandat, mais seulement environ 850.000 ont été créés, soit un déficit de 150.000 postes.
En outre, Aïdi a dénoncé la manipulation des chiffres par le gouvernement, suggérant que la réévaluation des termes du débat, notamment en intégrant des emplois non encore créés dans les projections, constitue un « imbroglio méthodologique ». Pour lui, cette approche cache un manque de transparence dans la gestion politique.
Concernant la protection sociale, Aïdi a souligné l'importance de l'accès réel aux soins et non seulement l'inscription dans un système. Il a expliqué que le taux de couverture ne doit pas être confondu avec le taux d'accès aux soins, arguant que l'État social doit garantir des droits fondamentaux et réduire les inégalités.
Il a également examiné les chiffres d'investissement qui, bien qu'en hausse, ne se traduisent pas en emplois réels. Aïdi a rappelé que la signature d'une convention ne signifie pas la réalisation d'un projet, ce qui illustre la déconnexion entre les promesses et la réalité économique du pays.
Enfin, sur la question de l'inflation, bien que le taux ait diminué à 0,8 % fin 2025, Aïdi a averti que cela ne signifie pas un retour au pouvoir d'achat pour les Marocains. Il a insisté sur le fait que la baisse du taux d'inflation ne traduit pas une baisse des prix, mais simplement une augmentation moins rapide.
L'intervention d'Aïdi a mis en exergue l'écart croissant entre les statistiques gouvernementales et la réalité vécue par les citoyens, mettant en lumière une gouvernance qui, selon lui, échoue à transformer la vie des gens malgré des chiffres flatteurs.