Selon La Nouvelle Tribune Maroc, la campagne céréalière 2026 au Maroc s'annonce comme l'une des meilleures de la décennie, avec des prévisions de récolte atteignant près de 90 millions de quintaux de blé tendre. Cependant, un paradoxe persiste : à la fin juillet, seulement 5 millions de quintaux avaient été collectés par les minotiers. Cette situation soulève des questions quant à l'efficacité de la collecte et à la capacité du pays à transformer cette récolte prometteuse en un stock stratégique suffisant.
Face à cette situation, les pouvoirs publics marocains ont décidé de proroger la période de collecte des céréales jusqu'à la fin du mois d'août. Cette décision vise à encourager les agriculteurs à amener leur production dans les silos de stockage, afin d'éviter une perte de récoltes potentielles et de garantir la sécurité alimentaire dans le royaume.
Les acteurs du secteur céréales se montrent préoccupés par la lenteur de la collecte, qui pourrait compromettre les efforts du pays pour établir des réserves stratégiques. La question qui se pose est de savoir si cette récolte record pourra se traduire en un véritable avantage pour le Maroc ou si, au contraire, elle restera sous-exploitée.
Ce paradoxe met en lumière la nécessité d'améliorer les infrastructures de stockage et de distribution des céréales au Maroc, afin de maximiser les bénéfices de chaque récolte. L'importance de cette campagne dépasse les simples chiffres, car elle touche directement la sécurité alimentaire et la stabilité économique du pays. L'enjeu est donc de transformer ces promesses de récoltes en réalité tangible.