Selon Lefaso.net Burkina Faso, les députés de l'Assemblée législative du peuple (ALP) ont pris une décision majeure lors de leur séance plénière ce lundi 19 octobre 2026. Ils ont adopté un projet de loi qui définit et détermine les entités économiques, commerciales et industrielles à caractère stratégique. Ce texte de loi interdit la privatisation totale ou partielle des entreprises stratégiques appartenant à l'État.
La loi vise à renforcer les prérogatives de l'État dans le contrôle et la participation au capital des entités jugées stratégiques. Par cette mesure, le gouvernement burkinabè affirme sa volonté de conserver un rôle clé dans les secteurs vitaux de l'économie nationale, face aux pressions de la privatisation qui ont dominé des décennies de politique économique.
Les entreprises considérées comme stratégiques sont celles qui jouent un rôle essentiel dans le développement économique du pays et qui sont jugées cruciales pour la sécurité nationale et le bien-être des citoyens. Cette loi s'inscrit dans un contexte où de nombreux pays africains font face à des défis similaires concernant la gestion de leurs ressources naturelles et industrielles.
Cette nouvelle législation pourrait avoir des conséquences significatives sur les relations entre le Burkina Faso et les investisseurs étrangers, en particulier ceux qui cherchent à entrer dans des secteurs auparavant ouverts à la privatisation. Le gouvernement espère que cette approche garantira une plus grande protection des intérêts nationaux et un développement durable de l'économie burkinabè.
En adoptant cette loi, le Burkina Faso se positionne en faveur d'une économie plus contrôlée par l'État, ce qui pourrait inspirer d'autres pays africains à reconsidérer leurs politiques de privatisation. Des débats sont déjà en cours sur l'efficacité de cette approche, en particulier dans un contexte mondial où les entreprises privées jouent un rôle de plus en plus important dans le développement économique.