Selon Lefaso.net Burkina Faso, la Fondation internationale Babou Paulin Bamouni a été officiellement lancée le lundi 11 mai 2026 au Centre national de presse Norbert-Zongo à Ouagadougou. Cet événement a été marqué par la présence de nombreux acteurs du monde des médias et de la société civile, témoignant de l'importance de l'initiative. La fondation est portée par Céline Bagnipia Bamouni, la fille du journaliste Babou Paulin Bamouni, qui a été tragiquement assassiné le 15 octobre 1987, aux côtés du capitaine Thomas Sankara, figure emblématique de la Révolution burkinabè.
La création de cette fondation répond à un besoin pressant de préserver la mémoire de Babou Paulin Bamouni, un homme de médias dont l'héritage continue d'inspirer de nombreux journalistes africains. Céline Bagnipia Bamouni a exprimé sa volonté de faire de cette fondation un espace de promotion des valeurs de vérité, d'intégrité et d'excellence dans le journalisme. Par cette initiative, elle souhaite également encourager une nouvelle génération de journalistes à s'engager dans une pratique éthique et responsable. La fondation prévoit plusieurs activités, notamment des formations, des conférences et des bourses pour soutenir les jeunes talents dans le domaine du journalisme.
Ce lancement s'inscrit dans un contexte où le journalisme en Afrique fait face à de nombreux défis, notamment la censure, la désinformation et les menaces à la sécurité des journalistes. La Fondation Babou Paulin Bamouni se positionne ainsi comme un acteur clé pour soutenir et défendre les droits des journalistes, tout en promouvant un environnement médiatique sain et libre. Les intervenants lors de la cérémonie ont souligné l'importance de la liberté de la presse pour la démocratie en Afrique et ont appelé à une mobilisation générale pour protéger les journalistes et leur travail essentiel.
En conclusion, la Fondation internationale Babou Paulin Bamouni représente un nouveau souffle pour le journalisme africain. Elle permettra non seulement d'honorer la mémoire d'un journaliste engagé, mais aussi de renforcer les capacités des professionnels des médias, contribuant ainsi à l'émancipation de la société burkinabè et à l'amélioration de la qualité de l'information en Afrique.