Selon Lefaso.net Burkina Faso, dans un courrier daté du 1er juin 2026, le Premier ministre du Burkina Faso, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a adressé une invitation aux ministres et aux présidents d'institutions pour qu'ils adoptent l'usage du terme « camarade » dans leurs correspondances administratives ainsi que lors de leurs prises de parole et discours. Cette démarche s'inscrit dans le cadre de la Révolution progressiste populaire (RPP), un mouvement qui vise à rétablir des valeurs de justice sociale et d'égalité au sein de la société burkinabè.
Le Premier ministre souligne que le langage officiel doit refléter l'esprit d'égalité, de fraternité combattante et de solidarité qui caractérise cette révolution. Par cette initiative, le gouvernement souhaite renforcer le sentiment d'appartenance et d'unité parmi les membres des institutions et les citoyens. L'utilisation du terme « camarade » est envisagée non seulement comme un symbole d'égalité, mais aussi comme un moyen de créer un lien fort entre les leaders et le peuple.
Cette décision intervient dans un contexte où le Burkina Faso connaît des défis importants sur le plan politique et social, notamment en ce qui concerne la cohésion nationale et l'engagement civique. L'invitation du Premier ministre pourrait donc être perçue comme un appel à la mobilisation de tous les acteurs de la société pour travailler ensemble en vue d'un avenir meilleur.
La RPP, qui est la pierre angulaire de l'approche du gouvernement actuel, vise à instituer des changements structurels dans la gouvernance et les politiques publiques. Cela inclut la promotion d'une communication plus inclusive et représentative des valeurs fondamentales de la nation. En utilisant le terme « camarade », le gouvernement aspire à rassembler les Burkinabè autour d'une vision commune, en dépassant les clivages et en favorisant l'engagement collectif.