Selon Journal du Cameroun, le 7 août 2026, Bah Oumarou Sanda, un juriste et diplomate respecté, est décédé au Centre des urgences de Yaoundé des suites d'une courte maladie. Âgé de 86 ans, il a été inhumé dans la tradition musulmane au cimetière de Soa. Originaire de Garoua, dans la région du Nord, Sanda a eu un parcours professionnel riche, marqué par son engagement dans la magistrature et la diplomatie.

Après avoir obtenu son diplôme de l'Ecole nationale d'administration et de magistrature (Enam), Bah Oumarou Sanda a exercé comme magistrat dans plusieurs régions du Cameroun, notamment au Centre, Littoral et Ouest. Sa carrière judiciaire l'a conduit à être procureur de la République dans plusieurs tribunaux, notamment à Bafoussam, Nkongsamba, Edea et Yaoundé, avant d’être nommé procureur général près la Cour d'appel de l’Ouest.

Sa carrière a pris un tournant lorsqu'il a été nommé secrétaire général de l'Assemblée nationale, marquant le début de sa transition vers la diplomatie. En tant qu'ambassadeur du Cameroun au Tchad, il a représenté son pays à N'Djaména jusqu'en 2018. Son retour au Cameroun a coïncidé avec une nouvelle phase de sa carrière, le Conseil supérieur de la magistrature lui offrant une place au Conseil constitutionnel, dont il fut l'un des premiers membres.

Bah Oumarou Sanda a joué un rôle crucial dans la formation de l'identité du Conseil constitutionnel, surtout lors de l'élection présidentielle d'octobre 2018. Ses contributions ont permis d'engager le public camerounais dans la politique, avec des audiences diffusées à la télévision et une participation à des décisions stratégiques. Son héritage perdurera dans les annales de la justice et de la diplomatie camerounaise, ayant marqué des moments clés de l'histoire politique du pays.