Selon RFI Afrique, la rentrée scolaire prévue ce 7 septembre 2026 dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun est marquée par des inquiétudes croissantes. Ces zones, qui vivent une crise anglophone de longue durée, font face à des défis considérables qui compromettent la reprise des activités scolaires normales.
Depuis plusieurs années, les deux régions sont le théâtre de violences et d’instabilité en raison des revendications des anglophones pour plus de droits et d’autonomie. Les écoles ont souvent été fermées ou ciblées par des attaques, rendant l'éducation difficile pour les enfants. Pour cette rentrée, de nombreuses familles expriment des préoccupations quant à la sécurité de leurs enfants et la viabilité des établissements scolaires.
Des parents hésitent à envoyer leurs enfants à l'école en raison des menaces d'attaques ou de kidnappings. Les groupes séparatistes, qui militent pour l'indépendance des régions anglophones, ont intensifié leur campagne contre le gouvernement, entraînant une atmosphère de méfiance et de peur. La situation est d’autant plus complexe que cette année, le gouvernement tente de rétablir la confiance et de rassurer les familles en évoquant des mesures de sécurité, mais les résultats sont mitigés.
En outre, la crise a également des répercussions économiques qui compliquent davantage la situation. De nombreux enseignants fuient les régions ou sont réticents à reprendre leurs fonctions, ce qui cause un manque de personnel enseignant. Cela pourrait encore aggraver la crise de l'éducation dans ces régions déjà fragilisées.
Les discussions autour de la rentrée scolaire engendrent des débats importants au sein de la société camerounaise. Les jeunes et les organisations de la société civile réclament des solutions durables pour résoudre la crise et assurer un environnement éducatif sûr et propice à l'apprentissage. La réussite de la rentrée scolaire dépendra donc de la capacité des autorités à restaurer la paix et à garantir la sécurité des élèves et enseignants.