Selon Journal du Cameroun, par un décret présidentiel daté du 31 août 2026, le lieutenant-colonel Cerlin Belinga a été nommé vice-président du tribunal militaire de Maroua, tout en continuant d'exercer ses fonctions de juge d'instruction.
Ce changement intervient dans un contexte où plusieurs personnalités ont été récemment nommées à d'autres postes au sein des tribunaux militaires du pays. L'ancien commissaire du gouvernement près le tribunal militaire de Yaoundé, Cerlin Belinga, laisse son poste à Éric Atemengue Omgba, qui sera assisté par Brice Josué Onana. Cette nomination de Belinga à Maroua pourrait être perçue comme une sanction, étant donné qu'elle intervient alors qu'il était impliqué dans l'affaire de l'assassinat du chef de chaîne de radio Amplitude FM, Martinez Zogo.
Cependant, plutôt que de considérer ce changement comme une sanction, il semble qu'il s'agisse d'une élévation de ses responsabilités, car il devient la deuxième personnalité du tribunal et juge d'instruction. Ce changement est significatif, car il se produit alors que le procès de l'assassinat de Martinez Zogo est en cours, à l'étape de l'audition des témoins. Le nouveau commissaire du gouvernement reprendra ces affaires en cours.
Le décret présidentiel a également apporté d'autres nominations dans différents tribunaux militaires. Au tribunal de Bamenda, Mokete Roland Makamba devient juge d'instruction, tandis que Yaya Hassan est nommé vice-président et juge d'instruction à Bertoua. D'autres officiers, comme Mukum Tifuh Immaculate et Sadam Hamadou, prennent respectivement les rôles de commissaire du gouvernement à Evolowa et de substitut à Garoua. Ces changements font partie d'un remaniement plus large qui a été en cours depuis le déclenchement de l'affaire Zogo, marquant des bouleversements constants dans les postes judiciaires.
En résumé, la nomination de Cerlin Belinga comme vice-président à Maroua et le nouvel agencement des officiers dans les tribunaux militaires sont des indicateurs de la dynamique actuelle au sein de la justice militaire au Cameroun. Ce contexte est crucial alors que le pays continue de naviguer dans des affaires judiciaires sensibles, illustrant les défis auxquels est confrontée la justice militaire camerounaise.