Selon RFI Afrique, le procès sur l'assassinat de l'animateur radio Martinez Zogo s'est poursuivi mardi 15 septembre 2026 devant le tribunal militaire de Yaoundé. Ce procès, qui dure depuis près de trois ans, capte régulièrement l'attention des Camérounais, en raison des circonstances choquantes entourant la mort de Zogo, connu pour ses critiques du gouvernement.
Lors de cette audience, le 35e témoin de l'accusation, le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo, chef du service central des recherches judiciaires, a été entendu. Son témoignage est crucial car il pourrait apporter des éclaircissements sur les actions des autorités durant les investigations et sur les détails entourant l'assassinat de Zogo.
Cependant, la situation prend une tournure préoccupante avec la déclaration selon laquelle le téléphone contenant la vidéo des tortures, qui aurait pu servir de preuve primaire contre les suspects, est introuvable. Cette vidéo aurait pu renforcer l'accusation et apporter des éléments tangibles au tribunal. L'absence de cette preuve alimente les spéculations sur les tentatives de dissimulation au sein des forces de sécurité ou de la justice. La défense pourrait en profiter pour remettre en question la fiabilité des témoignages et l'intégrité des enquêtes menées.
Le procès se déroule dans un climat de tensions et d’angoisse pour la famille de Zogo et ses partisans, qui souhaitent que justice soit rendue. Ce cas est devenu emblématique des défis auxquels le Cameroun fait face en matière de liberté d'expression et de protection des journalistes. Les audiences se poursuivent et les attentes du public restent élevées, malgré les obstacles rencontrés.