Selon Journal du Cameroun, Léonide Mfoum, membre de la cellule nationale de communication de l'Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), a annoncé sa démission du parti le 25 août 2026, après douze ans de militantisme. Son départ est motivé par un profond désenchantement face à un parti qu'il considère « sans horizon et sans perspective ». Selon Mfoum, l'absence de débats au sein de l'UNDP et l'incapacité à tirer des leçons des échecs passés ont rendu son engagement insoutenable.

Dans sa déclaration, il évoque le « cancer » de l'absence de discussions constructives, qualifiant les dirigeants du parti de « nuls ». Il critique la direction actuelle, accusant certains responsables d'être prêts à écarter des voix dissidentes qui pourraient les concurrencer. Son départ fait écho à l'échec de l'UNDP lors des élections présidentielles de 2025, où le candidat du parti, Bello Bouba Maigari, n'a obtenu que 2,45 % des voix, se classant à la quatrième place. Mfoum attribue cet échec à une gestion inadéquate et au refus des dirigeants de se remettre en question.

Au lieu de tirer des leçons de cette débâcle, il déplore que l'UNDP persiste dans sa stratégie, réintégrant les mêmes personnes sans apporter de changements significatifs. « On a repris les mêmes et on est reparti », déclare-t-il, pointant du doigt la short-sightedness des dirigeants. À l'approche des élections municipales et législatives de 2027, son départ souligne les tensions croissantes au sein du parti et la montée des frustrations parmi ses membres.

Mfoum ne précise pas quelle direction il prendra après sa démission, mais souligne l'importance de revoir les pratiques au sein des partis politiques pour favoriser un véritable débat démocratique. Son départ pourrait ouvrir la voie à des changements au sein du paysage politique camerounais, alors que le pays se prépare à des élections cruciales dans un avenir proche.