Selon Journal du Cameroun, dans la nuit du 17 septembre, le village de Madegoua, situé à 9 km de Makary dans la région du Logone-et-Chari, a été le théâtre d'une attaque meurtrière attribuée à Boko Haram. À 2 heures du matin, des hommes armés ont entouré le village, tirant sur les habitants sans faire de distinction entre les sexes ou les âges. Le bilan tragique est de 13 morts, dont des femmes, des hommes et des vieillards, selon des témoignages recueillis sur place.
Ce matin, le sol de Madegoua est teinté de rouge, marqué par la présence des corps des victimes. Ces meurtres ont décimé des familles entières et laissé des enfants orphelins dans un contexte déjà difficile. La douleur de cette attaque est exacerbée par une crise humanitaire en cours, exacerbée par l'absence de pluie cette année qui a conduit à des champs secs et à la perte des récoltes. Les habitants se trouvent dans une situation précaire, confrontés à des choix tragiques : mourir de faim, de soif, ou victime d'une violence armée.
Les corps des 13 victimes ont été inhumés le même jour, mais la souffrance de la communauté est profonde. Le Logone-et-Chari, déjà fragilisé par des événements précédents, est aujourd'hui à genoux. Alors que les conflits armés se poursuivent, la population locale se demande de quoi demain sera fait et s'inquiète des conséquences à long terme de cette violence sur leur vie quotidienne.
Le gouvernement et les organisations humanitaires sont appelés à agir pour apporter de l'aide et répondre à cette crise qui non seulement affecte la sécurité, mais aussi la survie des populations locales. Les événements de Madegoua sont un douloureux rappel des défis auxquels sont confrontés de nombreux villages dans la région, pris au piège entre la violence et la famine.