Selon RFI Afrique, au Cameroun, les mesures prises par le gouvernement pour assainir le secteur de l'or sont jugées insuffisantes par la société civile. Plus de sept mois après que des écarts significatifs entre l'or déclaré sortant du pays et les achats confirmés par des acheteurs internationaux, en particulier ceux des Émirats arabes unis, aient été révélés, la réponse des pouvoirs publics reste insuffisante.

À la demande de la présidence, le ministère des Mines a lancé une initiative visant à assainir ce secteur crucial pour l'économie camerounaise. Toutefois, les experts s'accordent à dire que les mesures adoptées passent à côté de la question la plus sensible : qui profite du trafic illicite de l'or camerounais ? Ce phénomène est préoccupant car il soulève des questions sur la transparence et l'éthique dans la gestion des ressources naturelles du pays.

Le secteur minier, et plus particulièrement celui de l'or, est d'une importance capitale pour de nombreux pays en Afrique, mais il est également souvent associé à des pratiques illégales et à la corruption. Au Cameroun, le manque de régulation et de surveillance dans l'extraction et le commerce de l'or a permis à des réseaux criminels de prospérer, mettant en péril les ressources du pays. Les conséquences de ce trafic sont non seulement économiques, mais aussi sociales, affectant les communautés locales qui vivent des ressources minières.

Les acteurs de la société civile appellent le gouvernement à adopter des mesures plus rigoureuses pour assurer la traçabilité de l'or et à renforcer les politiques de lutte contre la corruption. Les ONG et les groupes communautaires affirment qu'une approche inclusive qui prend en compte les voix des populations touchées est essentielle pour résoudre ce problème complexe. L'absence d'une stratégie claire et efficace pourrait retarder des progrès significatifs dans la régulation du secteur et la protection des droits des Camerounais.