Selon Journal du Cameroun, la ministre des enseignements secondaires, Pauline Nalova Lyonga, a publié le 15 juin 2026 une série de sept communiqués invitant plus de 16 000 personnels enseignants à se justifier pour divers motifs. Ces personnels, dont 1 205 enseignants, ont été déclarés morts par leurs chefs d’établissements lors d'une opération de recensement biométrique et physique qui s'est déroulée entre avril et mai 2026.
La ministre a donné un délai de 14 jours aux concernés pour se présenter à son ministère, avec des documents justifiant leur existence, tels qu'un certificat de vie, une pièce d'identification valide et une fiche de recensement. Elle a précisé que cette démarche vise à « dissiper tout malentendu » concernant leur statut.
Le recensement a révélé des anomalies surprenantes, soulevant des questions sur des manœuvres possibles au sein des établissements scolaires. Les raisons derrière les déclarations des enseignants comme décédés varient. Certains pourraient avoir été victimes de règlements de comptes orchestrés par des chefs d’établissement, tandis que d'autres pourraient simplement avoir quitté le pays sans notification officielle.
En plus des 1 205 enseignants déclarés morts, d'autres catégories de personnels sont également convoquées. Parmi eux, 5 659 ont été reconnus en situation d'abandon de poste, 3 172 sont en position inconnue, 2 532 ont été marqués absents lors de l’opération de comptage, 1 738 se trouvent dans une situation administrative incohérente, 1 319 résident à l’étranger, et 392 sont considérés comme des absentéistes déserteurs. Au total, ce sont donc 16 017 personnels enseignants qui doivent se justifier auprès du ministère.
Cette situation met en évidence une réalité préoccupante dans le secteur éducatif camerounais, où la transparence et l’intégrité des données sur les personnels enseignants semblent être mises en question. La ministre appelle à une clarification rapide pour restaurer la confiance et l'ordre dans les établissements scolaires.