Selon RFI Afrique, le ministre de l'Administration territoriale du Cameroun a annoncé la fermeture de 1 400 églises de réveil considérées comme illégales. Cette décision fait suite à la tragédie survenue à la fin du mois de juin, où une fillette de 11 ans a perdu la vie. La présumée responsable de cet incident est identifiée comme membre d'une de ces églises, ce qui a conduit à une réaction immédiate des autorités.

La mesure suscite des débats intenses au sein de la population et parmi les fidèles. Si certains voient cette décision comme une nécessaire action gouvernementale face à des pratiques jugées dangereuses, d'autres y perçoivent une forme de persécution religieuse. Les églises de réveil, souvent critiquées pour leurs méthodes et leurs doctrines, se trouvent ainsi au cœur d'un conflit qui opposent les partisans d'une réglementation stricte des cultes et ceux qui défendent la liberté de culte.

De nombreux fidèles expriment leur inquiétude quant à l'avenir de leur foi. Certains se précipitent même pour se rattacher à des églises reconnues légalement, craignant que la fermeture des églises de réveil ne conduise à un vide spirituel. D'autres, en revanche, continuent de soutenir leur culte, arguant que la foi ne devrait pas être restreinte par des lois arbitraires.

Cette situation soulève des questions plus larges concernant la liberté religieuse au Cameroun, et fait écho à des débats similaires dans d'autres pays africains où les mouvements religieux non traditionnels sont parfois perçus comme une menace pour l'ordre public. Le gouvernement doit maintenant naviguer entre la nécessité de garantir la sécurité publique et le respect des droits des citoyens à pratiquer leur religion sans entrave.