Selon Bénin Web TV, un nouveau mouvement a été lancé à Yaoundé, au Cameroun, en août 2026. Appelé « Ramenez nos fils et nos frères », ce collectif a pour objectif de réclamer des réponses concernant le sort de Camerounais qui se sont engagés dans l'armée russe pour combattre en Ukraine. Cette initiative fait suite à la confirmation officielle de 16 décès de ressortissants camerounais sur le champ de bataille, un événement qui a suscité des interrogations et des préoccupations au sein de la population.

Le collectif exige des comptes non seulement des autorités camerounaises mais également de la communauté internationale sur le statut de ces soldats et les circonstances entourant leur engagement. Au Cameroun, où les questions de sécurité et d'engagement militaire à l'étranger sont sensibles, cette situation a provoqué un émoi général. Les familles des victimes cherchent des réponses sur les conditions qui ont conduit ces jeunes hommes à s'engager dans un conflit aussi éloigné et dangereux.

Les membres du collectif ont annoncé qu'ils prévoient d'organiser des manifestations pour sensibiliser l'opinion publique et faire pression sur le gouvernement afin qu'il prenne des mesures concrètes. Ils demandent une enquête approfondie pour comprendre comment ces jeunes Camerounais ont pu se retrouver dans cette situation et ce que les autorités ont fait pour les protéger.

Cette situation met également en lumière un problème plus large : le désespoir économique et social qui pousse certains jeunes à chercher des opportunités à l'étranger, même dans des contextes de guerre. Les membres de « Ramenez nos fils et nos frères » souhaitent ainsi attirer l'attention sur les enjeux socio-économiques qui sous-tendent ce phénomène, tout en exigeant justice pour ceux qui ont perdu la vie dans ce conflit.

Le Cameroun, en tant que pays, doit maintenant faire face à cette réalité difficile et prendre les mesures nécessaires pour protéger ses citoyens, tant sur son territoire qu'à l'étranger. La voix de ce collectif pourrait devenir un catalyseur pour des discussions plus larges sur la sécurité et l'engagement militaire des jeunes Africains dans des conflits étrangers.