Selon Journal du Cameroun, Campus France a introduit de nouvelles conditions d'admission pour les étudiants camerounais souhaitant poursuivre leurs études dans certaines écoles privées en France. Depuis le 4 juillet 2026, il est désormais requis que ces candidats disposent de la totalité des frais de scolarité avant de soumettre leur demande de visa. Alternativement, ils doivent avoir ces frais disponibles sur un compte bancaire bloqué. Cette décision a suscité un certain nombre d'inquiétudes et de questions parmi les étudiants et leurs familles.
Les nouvelles règles soulèvent notamment des interrogations sur le sort des étudiants qui paient ces frais dans l'espoir d'obtenir un visa, mais qui se voient ensuite refusés. L’admission dans une école privée française ne garantit pas l'obtention d'un visa pour entrer sur le territoire français. Par conséquent, un étudiant peut avoir versé l'intégralité des frais de scolarité, mais se retrouver dans l'incapacité d'entrer en France, ce qui pose la question du remboursement.
Bien que certaines écoles privées puissent s'engager à rembourser les frais en cas de refus de visa, les expériences passées de nombreux étudiants indiquent que des frais supplémentaires, souvent non remboursables, peuvent être engagés. De plus, les candidats ayant déjà réglé les frais d'inscription et avancé des montants à leurs écoles se trouvent dans une situation délicate, car la nouvelle mesure ne précise pas leur situation ni s'ils doivent régler les montants restants pour que leur dossier de visa soit traité.
Certaine opinion considère que cette décision de Campus France pourrait refléter une volonté de durcir progressivement les conditions d'entrée des étudiants camerounais en France. Jusqu'à présent, les jeunes demandeurs de visa devaient prouver qu'ils avaient suffisamment de fonds pour couvrir les frais de scolarité ainsi que d'autres dépenses liées à leur formation. Campus France explique que ces nouvelles mesures sont mises en place pour clarifier le processus d'admission.