Selon RFI Afrique, plus de deux semaines après le drame de Zamboï, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, à la frontière avec le Cameroun, le chantier aurifère reste fermé sur décision des autorités. Le 18 août dernier, un éboulement meurtrier a causé la mort de 49 personnes, selon le bilan officiel. Cependant, des témoins et des familles de victimes évoquent un bilan plus lourd, tandis que plusieurs personnes demeurent portées disparues.
Cette tragédie a non seulement causé des pertes humaines, mais elle a également des répercussions économiques majeures. À Zamboï, également connue sous le nom de « Moscou-RCA », l'arrêt des activités minières a paralysé une grande partie de l'économie locale. Les mines d'or sont essentielles pour la survie et le développement des communautés environnantes. Avec cette fermeture, de nombreux travailleurs se retrouvent sans emploi, et les familles qui dépendaient des revenus miniers souffrent de l'absence de ressources financières.
Le deuil s'estompe progressivement, mais les conséquences de cette tragédie persistent et soulèvent des questions sur la sécurité et la réglementation des sites miniers en Centrafrique. La situation appelle à une réévaluation des pratiques de sécurité pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l'avenir. Les autorités doivent également envisager des mesures de soutien aux victimes et aux familles touchées pour soulager les impacts socio-économiques de ce drame.