Selon RFI Afrique, le 26 mai 2024, Joseph Figueira, un humanitaire belgo-portugais, est enlevé par les mercenaires russes du groupe Wagner dans le sud-est de la Centrafrique. Ce kidnapping intervient dans un contexte où la présence de Wagner dans le pays suscite de nombreuses controverses, notamment en raison de leur implication dans des violations des droits de l'homme.
Figueira est détenu pendant 22 mois après avoir été condamné par la justice locale. Son enlèvement est utilisé par la machine de propagande russe comme un outil pour destituer la crédibilité des ONG internationales, des États-Unis et des Nations unies. Le cas de cet humanitaire met en lumière les manœuvres d’instrumentalisation des crises humanitaires par les acteurs étatiques ou non étatiques, particulièrement dans le contexte africain où les enjeux géopolitiques sont élevés.
Après sa détention, Joseph Figueira est remis au Portugal début avril 2026. Son cas est passé inaperçu pour beaucoup, mais il est fondamental pour comprendre les dynamiques de pouvoir et d’influence qui se jouent sur le continent africain. Les documents internes de l'agence de communication russe Africa politology, récemment divulgués, révèlent comment les autorités russes ont orchestré une campagne de désinformation ciblant les ONG. Cela soulève des questions sur l'avenir de l'humanitaire en Afrique et sur comment ces organisations peuvent continuer à opérer face à une telle intimidation.
Le conflit en Centrafrique, exacerbée par l'intervention de Wagner, illustre les défis que rencontrent les acteurs humanitaires. Les ONG doivent naviguer dans un environnement complexe où elles sont à la fois nécessaires pour l'assistance humanitaire et vulnérables aux attaques politiques et militaires. Cette situation appelle à une réflexion sur la protection des travailleurs humanitaires et sur la nécessité de renforcer les mécanismes de soutien pour les efforts d'assistance à la population.