Selon RFI Afrique, en République centrafricaine, l'attente des résultats provisoires du second tour des législatives, initialement prévue pour le 3 mai 2026, a été suspendue. Les résultats des élections qui se sont tenues le 26 avril 2026 n'ont pas été publiés, provoquant une inquiétude croissante parmi les électeurs et les observateurs politiques.
Ce retard dans la proclamation des résultats est attribué à un mouvement social au sein de l'Autorité nationale des élections (ANE), où des informaticiens ont décidé de bloquer la publication des résultats. Selon certaines sources internes, ce blocage est lié à la revendication de deux mois d'arriérés de salaire non payés. Cette situation met en lumière les défis financiers et organisationnels auxquels l'ANE est confrontée, ainsi que l'impact direct sur le processus électoral dans le pays.
Le code électoral centrafricain stipule que les résultats doivent être rendus publics dans un délai de huit jours après le scrutin. Avec le report de la publication, le pays demeure suspendu à cette attente dans un climat déjà tendu, où la confiance envers les institutions électorales est essentielle pour la stabilité politique. Les conséquences de ce retard pourraient être significatives, notamment en termes de contestation des résultats et de tensions sociales.
Ce mouvement social, bien qu'il touche directement une institution clé du processus électoral, soulève également des questions plus larges sur la gestion des ressources humaines et financières dans le pays. L'incapacité à payer les employés de l'ANE reflète les difficultés économiques que rencontre la République centrafricaine, aggravées par des conflits persistants et des crises humanitaires.
Alors que la population attend fébrilement les résultats, les appels à la transparence et à la responsabilité se multiplient, tant au niveau national qu'international. L'issue de cette situation pourrait non seulement influencer la légitimité des résultats des élections mais également l'avenir politique du pays.