Selon RFI Afrique, la capitale de la Centrafrique, Bangui, s'est réveillée le 12 octobre 2026 dans une atmosphère ambivalente. Cette journée, marquée par un appel à la grève lancé par un consortium d'organisations de la société civile, était destinée à protester contre l'augmentation du prix du carburant. Bien que les administrations publiques aient continué à fonctionner normalement, de nombreux établissements scolaires sont restés fermés, et les déplacements ont été rendus compliqués par l'application de cette journée « ville morte ».
La décision d'augmenter le prix des produits pétroliers a été prise par le gouvernement il y a un peu plus d'une semaine, avec une hausse de 150 francs CFA. Les autorités ont justifié cette mesure par la crise mondiale du carburant qui touche de nombreux pays, ainsi que par les difficultés financières que traverse l'État centraficain. Cette situation met en lumière les défis économiques auxquels la Centrafrique doit faire face, exacerbés par des facteurs extérieurs et internes.
Les réactions des citoyens varient ; certains soutiennent la volonté de protester contre une mesure qu'ils jugent injuste, tandis que d'autres craignent les conséquences d'une telle grève sur leur quotidien, déjà difficile. La hausse des prix du carburant impacte non seulement le coût de la vie, mais également les activités économiques essentielles, notamment le transport et la distribution des biens.
Ce mouvement de grève fait écho à d'autres manifestations similaires à travers le continent africain, où les populations s'élèvent contre des augmentations de tarifs et des conditions de vie de plus en plus difficiles. La solidarité entre les citoyens de Bangui et d'autres régions d'Afrique pourrait être un facteur déterminant pour faire entendre leur voix face aux gouvernements.
Alors que la journée « ville morte » se déroule, la question de la durabilité de cette action et de son impact sur les politiques gouvernementales reste en suspens. Les Centrafricains espèrent qu'en unissant leurs forces, ils pourront obtenir des réponses et des solutions concrètes à leurs préoccupations économiques.