Selon RFI Afrique, Christophe Lecourtier, fraîchement nommé directeur général de l'Agence française de développement (AFD), participe au sommet Africa Forward qui se déroule à Nairobi. Ce sommet met en lumière l'importance des partenariats économiques entre la France et les pays africains, dans un contexte marqué par des restrictions budgétaires et une remise en question de l'aide publique au développement.

Lecourtier défend une nouvelle approche qui repose sur la notion d'intérêts mutuels, un concept qu'il considère essentiel pour établir des relations plus durables et efficaces entre la France et les nations africaines. Selon lui, il est crucial que l'aide au développement ne soit pas perçue comme une simple aide, mais plutôt comme un partenariat qui bénéficie aux deux parties. Cela implique une attention particulière sur l'impact concret des projets financés par l'AFD.

Dans ses déclarations, Lecourtier souligne l'importance de la pédagogie de l'action de l'AFD. Cela signifie que l'agence devra non seulement financer des projets, mais aussi veiller à ce que les bénéficiaires comprennent les enjeux et les bénéfices de ces investissements. Cette approche pourrait potentiellement transformer la manière dont l'aide est perçue et mise en œuvre en Afrique.

Enfin, dans un monde où la confiance entre les donateurs et les bénéficiaires est souvent mise à l'épreuve, Lecourtier appelle à un renforcement des dialogues et des échanges entre les acteurs économiques et politiques, afin de construire des solutions qui répondent réellement aux besoins des populations africaines. Le sommet Africa Forward représente donc une étape clé dans la redéfinition des relations entre la France et le continent africain.