Selon The Africa Report, l'homme d'affaires éthio-saoudien Mohammed al-Amoudi a acquis la raffinerie de Samir au Maroc en 1997 pour une somme modique. Cependant, au lieu de revitaliser cette installation essentielle, il a progressivement laissé l'entreprise se dégrader jusqu'à sa fermeture complète en 2015. Cette situation a eu des répercussions considérables sur l'économie marocaine, qui dépend aujourd'hui à hauteur de 90 % de ses importations en carburant.
La raffinerie de Samir, jadis un pilier de l'industrie énergétique marocaine, avait la capacité de produire près de 200 000 barils de pétrole par jour. Son effondrement a entraîné des pertes d'emplois massives et une augmentation des coûts de l'énergie pour les consommateurs marocains. Le gouvernement a dû faire face à des défis croissants pour sécuriser les approvisionnements en carburant, alors que les prix internationaux des produits pétroliers continuent de fluctuer.
En 2016, alors que la raffinerie était déjà à l'arrêt, le pays a tenté de relancer l'activité en cherchant de nouveaux investisseurs. Toutefois, les promesses de revitalisation n'ont pas été concrétisées, laissant le Maroc dans une situation critique. Les consommateurs, quant à eux, se retrouvent confrontés à des prix de l'énergie en constante augmentation et à une dépendance accrue vis-à-vis des importations étrangères.
Cette situation a mis en lumière les défis structurels du secteur énergétique marocain et a soulevé des questions sur les décisions économiques prises au cours des dernières décennies. Les critiques pointent du doigt la gestion des ressources naturelles et l'impact des investissements étrangers, souvent perçus comme des promesses non tenues.
Alors que le Maroc continue de chercher des solutions pour diversifier ses sources d'énergie, la question de la raffinerie Samir reste un exemple de la manière dont des opportunités mal gérées peuvent avoir des conséquences durables sur un pays. Dix ans après la fermeture de la raffinerie, le royaume est toujours à la recherche d'une voie pour sortir de cette dépendance énergétique, avec des répercussions économiques qui perdurent.