Selon Jeune Afrique, le commerce intra-africain connaît une dynamique positive, mais reste insuffisant au regard des potentialités du continent. Un rapport conjoint de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement, publié récemment, met en lumière les obstacles à l’industrialisation en Afrique.

Bien que l'Afrique échange de plus en plus de produits transformés entre ses États, ces échanges ne représentent qu'une petite fraction des échanges totaux avec le reste du monde. Ce phénomène souligne un paradoxe : le continent possède de vastes ressources naturelles et humaines, mais peine à développer une véritable capacité d'industrialisation qui lui permettrait de valoriser ces atouts.

Les « frictions » mentionnées dans le rapport se réfèrent à divers obstacles, notamment des infrastructures insuffisantes, des barrières douanières et des politiques commerciales divergentes entre les pays africains. Ces éléments contribuent à créer un environnement économique peu propice à un commerce intra-africain florissant.

La Banque mondiale et l’Agence française de développement appellent à une coopération renforcée entre les pays africains pour faciliter les échanges. Cela pourrait inclure la mise en place de zones de libre-échange plus efficaces et la réduction des coûts de transport, qui demeurent des freins majeurs au commerce.

Les dirigeants africains doivent également s'engager à harmoniser leurs réglementations, afin de créer un cadre juridique favorable aux échanges. L'Accord de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) constitue un pas dans cette direction, mais sa mise en œuvre reste un défi.

Il est essentiel que les pays africains collaborent pour transformer leurs économies et tirer parti de leurs ressources. Le développement d'industries locales pourrait non seulement créer des emplois, mais aussi renforcer la résilience économique du continent face aux chocs extérieurs.

En conclusion, pour que le commerce intra-africain atteigne son plein potentiel, il est impératif de surmonter ces frictions. L'industrialisation ne doit pas seulement être une aspiration, mais une réalité tangible qui profite à tous les pays du continent.