Selon Jeune Afrique, la contestation autour de la Constitution togolaise, adoptée en 2024, prend de l'ampleur. Ce texte, soutenu par le président Faure Gnassingbé, est au cœur d'une polémique qui divise la société civile et nourrit des inquiétudes parmi les acteurs politiques et les citoyens. Les critiques soutiennent que la Constitution a été mise en place dans des conditions douteuses et favorise une concentration excessive du pouvoir entre les mains du chef de l'État.
En réponse à ces préoccupations, 43 organisations africaines ont décidé de faire entendre leur voix. Ces entités, qui représentent une large palette de la société civile, interpellent à la fois la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) et l'Union africaine (UA) pour qu'elles prennent des mesures contre le Togo. Elles demandent en particulier l'application de sanctions à l'encontre du pays, accusant le gouvernement de ne pas respecter les principes démocratiques et les droits fondamentaux.
Ce mouvement de contestation s'inscrit dans un contexte plus large de tensions politiques en Afrique de l'Ouest, où plusieurs pays font face à des défis similaires concernant le respect de la démocratie et des droits humains. La Cedeao, qui a souvent été critiquée pour sa lenteur à réagir face aux dérives politiques dans la région, est maintenant sous pression pour démontrer son engagement envers la démocratie.
Les organisations à l'origine de cette demande de sanctions affirment que l'adoption de la Constitution en 2024 a exacerbé des tensions déjà existantes, entraînant des manifestations et des actions de la société civile au Togo. Leur appel à l'action vise à alerter la communauté internationale sur les enjeux cruciaux de la gouvernance au Togo et à revendiquer un retour à un dialogue constructif entre le gouvernement et ses citoyens.