Selon RFI Afrique, lors de la COP 17 qui se tient à Oulan-Bator, en Mongolie, du 17 au 28 août 2026, la Côte d'Ivoire a placé l'orpaillage illégal au cœur des discussions. Ce phénomène, qui représente une calamité environnementale, sociale et économique, affecte gravement l'écosystème et les communautés locales. Selon le ministre ivoirien de l'Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, ce problème touche non seulement la Côte d'Ivoire mais aussi d'autres pays africains, soulignant la nécessité d'une réponse collective.

Lors de son intervention, Abou Bamba a présenté un projet de coalition africaine visant à unir les pays du continent contre l'exploitation minière illégale et la dégradation des terres. Il a appelé à une coopération renforcée entre les nations africaines pour maximiser les efforts dans la lutte contre cette menace environnementale. L'orpaillage illégal contribue non seulement à la destruction des terres, mais il engendre également des conflits sociaux, car il est souvent pratiqué sans autorisation et sans respect des droits des communautés locales.

Ce fléau est d'autant plus alarmant que la désertification et la dégradation des terres touchent actuellement 40 % de la superficie terrestre à l'échelle mondiale. Les effets de ces phénomènes se traduisent par une perte de biodiversité, une réduction de la production agricole, et des migrations forcées des populations vers les villes. En présentant ce projet à l'échelle de la COP 17, la Côte d'Ivoire cherche à sensibiliser la communauté internationale sur l'urgence de la situation.

Ce combat contre l'orpaillage illégal apparaît comme une priorité non seulement pour la Côte d'Ivoire, mais pour tous les pays africains concernés. La mobilisation des partenaires internationaux est également essentielle pour soutenir les initiatives locales et régionales. Abou Bamba a donc insisté sur l'importance de la solidarité et de l'engagement collectif pour faire face à ce défi environnemental majeur.