Selon Jeune Afrique, Damana Pickass, l’ancien vice-président du Parti des peuples africains - Côte d'Ivoire (PPA-CI), fait face à des conséquences judiciaires suite à son rôle dans les tensions qui ont entouré la présidentielle ivoirienne de 2025. Il est surtout connu pour son acte symbolique de déchirer la feuille des résultats du scrutin de 2010, un événement qui a marqué un tournant dans l'histoire politique du pays.

Incarcéré depuis novembre 2025, Pickass a vu sa détention prolongée de huit mois après des contestations qui ont suivi l'élection d'octobre 2025. Son incarcération est perçue par ses partisans comme une répression politique, témoignant d'un climat de polarisation qui persiste en Côte d'Ivoire après les élections. Les événements de 2025 ont ravivé des souvenirs douloureux des violences électorales de 2010-2011, qui ont conduit à des pertes humaines et à des divisions profondes au sein de la société ivoirienne.

La prolongation de sa détention soulève des questions sur la justice et la liberté d'expression dans le pays. Des observateurs de la scène politique craignent que son emprisonnement ne contribue à exacerbation des tensions entre les partisans de l'ancienne présidence de Laurent Gbagbo et ceux de l'actuel gouvernement. Les implications de cette situation sont d'autant plus graves que le pays tente de construire une paix durable après des décennies de conflits.

Les autorités ivoiriennes justifient la détention de Pickass par des raisons de sécurité nationale et de préservation de l'ordre public. Cependant, ses partisans contestent ces allégations, arguant qu'elles visent à museler toute opposition au régime en place. Le cas de Damana Pickass s'inscrit donc dans un contexte plus large de lutte politique et de tensions post-électorales, mettant en lumière les défis que la Côte d'Ivoire doit encore surmonter pour parvenir à une vraie réconciliation nationale.