Selon Bénin Web TV, lors de son premier congrès ordinaire qui s'est tenu à Abidjan, le Parti des peuples africains – Côte d'Ivoire (PPA-CI), dirigé par l'ancien président Laurent Gbagbo, a adopté une motion de soutien à l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette décision, inédite pour une grande formation politique ivoirienne, représente un changement significatif dans la dynamique politique et diplomatique du pays.
Le soutien à l'AES, qui regroupe plusieurs pays de la région sahélienne confrontés à des défis communs tels que le terrorisme et l'instabilité politique, marque une rupture avec la position diplomatique du gouvernement d'Alassane Ouattara. Ce dernier a soutenu les sanctions imposées par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) à certains pays de la région, notamment le Mali et le Burkina Faso, pour leur situation politique interne.
En adoptant cette motion, le PPA-CI se positionne non seulement comme un acteur politique clé en Côte d'Ivoire, mais également comme un soutien à une coopération régionale plus forte dans la lutte contre le terrorisme et pour la sécurité au Sahel. Cette position pourrait avoir des répercussions sur la perception de Gbagbo et de son parti dans le contexte politique ivoirien, où les opinions sont souvent divisées sur les questions de sécurité et de coopération régionale.
Ce congrès a également été l'occasion pour le PPA-CI de renforcer ses structures internes et de mobiliser ses membres autour d'une vision commune, face à une opposition qui peine parfois à se rassembler. L'enjeu de cette motion de soutien réside dans la capacité du PPA-CI à se démarquer comme une alternative politique, tout en naviguant dans un paysage complexe où les relations internationales et la sécurité intérieure sont intrinsèquement liées.