Selon RFI Afrique, le 12 octobre 2026, Sébastien Dano Djédjé, président du Conseil stratégique et politique du Parti des peuples africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI), a été convoqué par la section antiterroriste d'Abidjan. À l'issue de cette convocation, il a été inculpé de 17 chefs d'accusation, parmi lesquels figurent des accusations graves comme « actes terroristes », « assassinat » et « atteinte à la sûreté de l’État ». Cette décision fait suite à une série de procédures judiciaires qui touchent plusieurs hauts responsables du PPA-CI, le parti fondé par Laurent Gbagbo.
La situation judiciaire de Dano Djédjé s'inscrit dans un contexte plus large d'instabilité politique en Côte d'Ivoire, où des tensions persistent entre les différentes factions politiques. Depuis un an, plusieurs figures prominentes de l'ancien régime sont sous le coup d'enquêtes judiciaires. Ces événements soulèvent des questions sur la justice politique dans le pays et les implications pour l'avenir du PPA-CI, qui a récemment tenté de se repositionner sur la scène politique ivoirienne.
Les accusations portées contre Dano Djédjé sont perçues par certains comme une continuation de la répression des opposants politiques, tandis que d'autres y voient une nécessité pour assurer la sécurité nationale. Dans un pays où les cicatrices de la guerre civile de 2010-2011 restent encore présentes, chaque développement judiciaire suscite des réactions passionnées, tant au sein de la population que parmi les experts en politique ivoirienne. Le PPA-CI, bien qu'il soit en difficulté, reste un acteur clé dans la politique ivoirienne et son avenir pourrait avoir des conséquences significatives sur la stabilité du pays.