Selon Bénin Web TV, Dafroza Gauthier, cofondatrice du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), est décédée à l'âge de 72 ans. Son parcours est marqué par un engagement indéfectible en faveur des droits des victimes du génocide des Tutsi, qui a eu lieu au Rwanda en 1994.
Le CPCR, qu'elle a créé avec son mari Alain Gauthier, a été fondé dans le but de porter devant la justice française les dossiers de personnes soupçonnées d'avoir participé à ce génocide. Ce collectif a joué un rôle crucial dans le parcours judiciaire de nombreux cas, permettant ainsi de faire avancer la justice pour les victimes et leurs familles.
La lutte de Dafroza pour la justice a été marquée par des actions déterminées et une résilience remarquable. En mobilisant des preuves et des témoignages, le CPCR a permis d'initier des poursuites judiciaires contre des suspects résidant en France, faisant de ce pays un acteur clé dans le processus de justice transitionnelle pour le Rwanda.
Son héritage est d'autant plus significatif dans le contexte de la mémoire collective autour du génocide rwandais. En plus de son engagement au sein du CPCR, elle a aussi été une voix influente dans les débats sur les droits de l'homme, les droits des victimes et la mémoire historique en France et au-delà.
La perte de Dafroza Gauthier est ressentie à la fois comme une grande perte personnelle pour ses proches et comme une perte pour tous ceux qui luttent pour la justice et la mémoire des victimes du génocide. Sa détermination et son engagement pour la vérité ont laissé une empreinte indélébile dans l'histoire de la lutte pour la justice.
Le CPCR, ainsi que les nombreux activistes et avocats qui ont travaillé à ses côtés, continueront à porter son flambeau, honorant ainsi son héritage en poursuivant la quête de justice pour les victimes du génocide rwandais.