Selon Iwacu Burundi, le 25 août 2026, lors d'une session de présentation des rapports des députés suite à leurs missions d'été, Daniel Gélase Ndabirabe, le président de l’Assemblée nationale, a décidé de geler les pouvoirs des députés. Cette annonce a immédiatement suscité l’indignation des partis politiques ainsi que celle de la société civile, qui a jugé cette décision "inacceptable".

Le gel des pouvoirs des députés a des implications profondes sur le fonctionnement de la démocratie au Burundi. Les députés, qui ont effectué des missions dans les provinces de Bujumbura, Gitega et Butanyerera, avaient l'intention de partager des informations cruciales concernant les réalités locales et les besoins de la population. En suspendant leur capacité à présenter ces rapports, Ndabirabe remet en question la transparence et la responsabilité des institutions publiques.

Cette situation souligne des tensions persistantes au sein du paysage politique burundais, où la séparation des pouvoirs est souvent mise à l'épreuve. Les critiques soutiennent que cette décision vise à renforcer le contrôle exécutif sur le législatif, ce qui pourrait avoir des conséquences sur la gouvernance et la représentation des citoyens. L'Assemblée nationale joue un rôle essentiel dans la représentation des intérêts du peuple, et toute tentative de restreindre ses capacités pourrait entraîner une déconnexion entre les élus et leurs électeurs.

Les réactions à cette décision se multiplient, les groupes de la société civile appelant à un dialogue constructif pour résoudre les tensions politiques. Les citoyens, quant à eux, s'inquiètent de la direction politique du pays et de l'érosion des droits démocratiques. Les députés, en tant que représentants du peuple, devraient être en mesure de communiquer et d'interagir librement avec leurs électeurs, sans ingérences du pouvoir exécutif.