Selon BBC Africa, des milliers de Kenyans se sont rassemblés à Nairobi le 25 juin 2026, pour commémorer les plus de 80 personnes qui ont perdu la vie lors des manifestations de 2024. Ces rassemblements visent à rappeler les événements tragiques de l'année précédente, marqués par une répression violente des forces de l'ordre contre des manifestants pacifiques.
Les protestations de 2024 avaient été déclenchées par des préoccupations croissantes concernant la corruption, la mauvaise gouvernance et les violences policières. Malgré les promesses de réformes gouvernementales, beaucoup estiment que la situation n'a pas évolué et que les responsables de ces atrocités n'ont pas été tenus responsables.
Les manifestants, vêtus de noir en signe de deuil, ont défilé à travers les principales artères de la ville, scandant des slogans exigeant justice pour les victimes. Les forces de sécurité ont été déployées en grand nombre dans la ville, avec plusieurs routes stratégiques scellées pour contenir la manifestation.
Les événements de 2024 ont laissé une empreinte indélébile dans la mémoire collective du pays, suscitant des appels à une enquête indépendante sur les actions de la police et à des réformes structurelles pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent. La manifestation de ce jour est un rappel poignant du besoin désespéré de justice et de changement dans un pays qui lutte encore contre les séquelles de la violence et de l'oppression.
Les leaders des droits de l'homme et les représentants de la société civile ont également pris la parole pendant les manifestations, appelant à une mobilisation continue pour les droits civiques et la dignité humaine. La communauté internationale suit de près la situation, et l'espoir demeure que la pression exercée par ces manifestations puisse conduire à des changements significatifs dans la gouvernance et la protection des droits humains au Kenya.