Selon Al Jazeera Africa, des manifestations massives secouent l'Inde depuis plusieurs jours, avec des milliers de citoyens dans les rues exprimant leur mécontentement face à la révision des listes électorales par la commission électorale. Les manifestants affirment que cette révision a entraîné l'exclusion de millions de citoyens éligibles, ce qui pourrait avoir un impact significatif sur les résultats des prochaines élections. Ils accusent le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi de manipuler les résultats en restreignant l'accès au vote pour certaines communautés et en favorisant ainsi le parti au pouvoir.
Les manifestations, qui ont débuté le 2 octobre 2026, se sont intensifiées, avec des appels à la démission du chef de la commission électorale. Les organisateurs affirment que ces changements visent principalement à réduire la représentation des minorités et à consolider le pouvoir de Modi. Les forces de sécurité ont été déployées dans plusieurs grandes villes pour contenir les manifestations, mais cela n'a pas dissuadé les citoyens de s'exprimer.
Les critiques de la commission électorale et du gouvernement estiment que ces actions vont à l'encontre des principes démocratiques fondamentaux, notamment en matière d'équité et de transparence dans le processus électoral. De nombreux experts en politiques publiques et en droits de l'homme mettent en garde contre les dangers d'une telle manipulation électorale, qui pourrait nuire à la confiance du public dans les institutions démocratiques et exacerber les tensions sociales.
Les manifestations se poursuivent, avec des rassemblements prévus dans plusieurs autres villes du pays au cours des prochains jours. Les leaders de l'opposition ont également exprimé leur soutien aux manifestants, appelant à une enquête indépendante sur les allégations de manipulation des listes électorales. Alors que la situation continue d'évoluer, les citoyens indiens montrent leur détermination à défendre leur droit fondamental de vote contre ce qu'ils perçoivent comme des atteintes à leur démocratie.