Selon Club of Mozambique, des parlementaires de plus d'une douzaine de pays africains ont promis de promouvoir de nouveaux projets de loi visant à restreindre les droits des personnes LGBT. Cette décision a été prise à l'issue d'une conférence tenue au Ghana, qui a vu la participation de représentants de vingt pays. Les organisateurs de la conférence affirment que cet engagement pour des lois anti-LGBT sur le continent est alimenté par des figures conservatrices des États-Unis et d'Europe.
Les législateurs présents à cette conférence ont exprimé leur conviction que les politiques de l'ancien président américain Donald Trump ont soutenu leur cause, leur permettant de se sentir plus légitimes dans leurs efforts pour renforcer des restrictions sur les droits LGBT. Dans plusieurs pays africains, les droits des personnes LGBT sont déjà très limités, avec des lois qui criminalisent l'homosexualité et d'autres formes d'expression de l'identité sexuelle.
Ce mouvement vers une législation plus stricte sur les questions LGBT est également perçu comme une réaction à l'influence croissante de l'Occident sur les valeurs africaines traditionnelles. Cependant, les défenseurs des droits de l'homme et les organisations LGBT mettent en garde contre les dangers de cette tendance, qui pourrait exacerber la violence et la discrimination à l'encontre des personnes LGBT sur le continent. Les discussions lors de la conférence ont également abordé la nécessité d'un soutien international à ces initiatives législatives, avec un appel à l'unité entre les nations africaines qui partagent ces objectifs.
Alors que cette dynamique se développe, elle soulève des questions cruciales sur l'avenir des droits humains en Afrique et sur le rôle des gouvernements dans la protection ou la violation de ces droits. Les débats autour de ces nouvelles propositions de loi se poursuivent, illustrant les profondes divisions au sein des sociétés africaines concernant les questions de genre et de sexualité.