Selon Business News Tunisie, à l’approche de la préparation de la prochaine loi de finances, le débat sur les choix économiques de la Tunisie revient au premier plan. Le député Dhafer Sghiri, s'exprimant sur Express FM, souligne que les enjeux économiques nationaux dépassent le simple équilibre comptable entre les recettes et les dépenses de l'État.

Il appelle ainsi à une réévaluation de la philosophie derrière la Loi de finances. Plutôt que de considérer cet outil comme un simple instrument de comptabilité, Sghiri insiste sur la nécessité de l'utiliser pour générer de la richesse et développer l'économie tunisienne. Il met en garde contre les dangers d'une approche axée uniquement sur les chiffres, soulignant que cela pourrait conduire à une stagnation économique.

Le député évoque les défis actuels auxquels la Tunisie est confrontée, notamment le chômage élevé et la nécessité de stimuler l'investissement. Il fait valoir que la Loi de finances devrait encourager les initiatives productives et soutenir les secteurs capables de créer des emplois. La nécessité de réformer les structures existantes et d'adopter une vision à long terme est essentielle, selon lui.

Dans ce contexte, Sghiri appelle à une implication plus large des acteurs économiques et sociaux dans le processus de préparation de la Loi de finances, afin de garantir une approche inclusive qui répond aux besoins de la population. Il estime que cela pourrait non seulement améliorer la situation économique actuelle, mais aussi préparer la Tunisie pour un avenir plus prospère.

Les opinions sur cette question sont diverses et reflètent une réalité complexe. Alors que certains soutiennent l'idée d'une réforme profonde, d'autres craignent que cela n'entraîne des risques économiques supplémentaires. Ce débat important met en lumière les défis auxquels la Tunisie fait face et la nécessité d'une vision claire et ambitieuse pour son avenir économique.