Selon RFI Afrique, plus d'un mois après l'attaque meurtrière menée par des miliciens contre le quartier général du parc Upemba, en République démocratique du Congo, les efforts de reconstruction s'intensifient pour les éco-gardes et le personnel civil de cette aire protégée. L'attaque survenue le 3 mars a causé la mort de sept employés du parc, laissant une communauté en deuil et en quête de réconfort.

Face à l'horreur de cette tragédie, les responsables du parc ont rapidement mis en place un programme de soutien psychologique. Ce programme s'étend sur plusieurs semaines et vise à aider le personnel ayant été évacué vers Lubumbashi ainsi que celui qui est resté sur place au parc. L'objectif principal de cette initiative est de fournir un espace sécurisé où les employés peuvent partager leur expérience traumatisante et commencer un processus de guérison.

Les éco-gardes, dont le travail est crucial pour la conservation de la biodiversité et la protection de la faune, ont besoin de soutien émotionnel et psychologique dans un contexte où leur sécurité est souvent menacée. Le parc Upemba est l'un des nombreux espaces naturels qui subissent la pression de la violence armée en RDC, rendant leur travail d'autant plus difficile.

La reconstruction après une telle tragédie ne se limite pas seulement à l'aspect physique, mais englobe également la santé mentale du personnel qui doit continuer à réaliser ses missions. Le soutien psychologique permet de renforcer la résilience des éco-gardes, leur permettant ainsi de se réadapter à leur environnement de travail.

En revenant sur les lieux, les responsables du parc et les psychologues tentent de créer un climat de confiance et de solidarité parmi les employés. Ce processus de reconstruction est essentiel non seulement pour leur bien-être, mais également pour la survie du parc et des espèces qu'il abrite.