Selon Iwacu Burundi, le 17 septembre 2026, lors d'une réunion à Gitega, le président Évariste Ndayishimiye a déclaré qu'un recensement des agriculteurs devait être réalisé dans chaque colline du pays pour évaluer leurs besoins en engrais. Cette initiative vise à répondre aux enjeux d'approvisionnement en fertilisants essentiels à l'agriculture burundaise. Cependant, les bénéficiaires potentiels expriment leur inquiétude face à des problèmes d'approvisionnement et des soupçons de détournement de fonds.
Les agriculteurs, qui dépendent fortement des engrais pour améliorer leur rendement, se disent préoccupés par la gestion du processus. Ils craignent que les autorités ne soient pas en mesure de gérer correctement la distribution des engrais, ce qui pourrait conduire à des inégalités dans l'accès à ces ressources vitales. Les retards dans la distribution et les accusations de corruption minent la confiance des agriculteurs dans le système.
Des experts en agriculture et en économie recommandent une dépolitisation du secteur des engrais pour garantir un accès équitable et transparent aux fertilisants. Ils soulignent que l'implication des autorités dans la distribution pourrait entraver le bon fonctionnement du marché et aggraver les inégalités. La nécessité d'une réforme du secteur est cruciale pour assurer la sécurité alimentaire et le développement agricole au Burundi.
Les voix qui s'élèvent pour demander une meilleure gestion des ressources agricoles se multiplient. Les agriculteurs et les acteurs du secteur de l'agriculture espèrent que ces recommandations seront prises en compte afin d'améliorer la situation. La transparence et l'efficacité dans la distribution des engrais sont essentielles non seulement pour la productivité agricole, mais également pour la stabilité économique du pays.