Selon RFI Afrique, l'armée fédérale d'Éthiopie intensifie sa contre-offensive au Tigré, une région en proie à des conflits depuis plus d'un an. Les 11 et 12 octobre 2026, les forces fédérales, accompagnées de leurs alliés des Forces de paix du Tigré, ont réussi à entrer dans les villes stratégiques d'Adwa et d'Axoum sans rencontrer de résistance de la part des rebelles du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).
Ces incursions marquent un tournant significatif dans le conflit tigréen, avec une assertion claire du contrôle gouvernemental sur une région qui a longtemps échappé à son autorité. Adwa et Axoum sont des villes d'importance historique et culturelle, et leur prise sans combat souligne la pression accrue sur les forces rebelles qui, auparavant, avaient dominé la région.
Les succès récents de l'armée fédérale sont interprétés comme une confirmation de son emprise croissante dans le Tigré. Alors que le gouvernement éthiopien continue de mener sa campagne militaire, l'avenir du TPLF semble de plus en plus précaire. L'absence de combats lors de ces entrées peut également indiquer une dégradation de la capacité des rebelles à résister, ce qui soulève des questions sur la stratégie et l'avenir de leur mouvement.
La situation au Tigré reste tendue, avec des implications non seulement pour la région mais aussi pour la stabilité générale de l'Éthiopie. Les répercussions des événements récents pourraient affecter les relations entre l'Éthiopie et ses voisins, notamment l'Érythrée, ainsi que le sort des millions de civils qui continuent de souffrir des conséquences de ce conflit.